Explorer le territoire

Les milieux que composent notre biosphère :


Forestier

Paysage

Dunes de sable

Après les épisodes marins, qui sont à l'origine du relief des platières, les vents ont remanié les sables, plaçant ces « sables soufflés » au-dessus des dernières formations géologiques, les plateaux du calcaire de Beauce. Par endroits de véritables dunes se sont formées.

Aujourd'hui, nous retrouvons ces dunes fossiles avec une flore caractéristique, comme le saule des dunes.

Chaos rocheux

Les platières de grès reposent sur du sable qui est emporté petit à petit par l’érosion. Les dalles de grès situées en bordure des platières se disloquent alors provoquant des éboulements rocheux.

Les blocs ainsi libérés glissent sur les pentes sableuses et s'accumulent pour donner naissance aux paysages singuliers des chaos rocheux  à « peau d'éléphant » du massif de Fontainebleau.

Forêt de feuillus

La réserve de biosphère abrite une grande variété en arbres et arbustes, dont beaucoup ont été introduits. La diversité des essences est aussi due à la variété des conditions du sol, tant géologique qu'hydrique.

Ainsi, nous trouvons de la chênaie pubescente sur les sols les plus arides, groupement d'influence méditerranéenne, ou des hêtraies, boisement appréciant l'humidité, dites atlantiques.

Faune

Le cerf

Cervus elaphus

Attaché aux milieux forestiers, ce mammifère ongulé herbivore adapte son alimentation en fonction des disponibilités et des saisons. Les biches se regroupent en hardes, avec les faons et les jeunes mâles.

Les cerfs de plus de 2 ans vivent seuls ou en petits groupes.  Le brame du cerf marque la période de rut de la fin de l'été au début de l'automne et dure un mois.

Pic mar

Dendrocopos medius

Identifiable à la calotte rouge vif de sa tête, il est plus petit que le pic épeiche (33-34 cm) avec un plumage plus clair. Il habite de vieilles forêts de feuillus à chênes et charmes.

Il ne creuse guère le bois et se nourrit d'insectes qu'il glane en sautillant à la surface des écorces. Il consomme aussi des graines de charme, des faines et des glands. Son territoire est de 10 à 20 hectares par couple.

Pique-prune ou Barbot

Osmoderma eremita

De couleur très sombre avec des reflets métalliques, ce coléoptère est le plus grand représentant des Cétoines. La taille des adultes varie de 2 à 3,5 cm. Les larves peuvent atteindre 10 cm et se nourrissent de bois mort. Il est caractérisé par une odeur de « prune ».

Dans le massif de Fontainebleau, il subsiste où vivent de vieux arbres, mais il est difficile à observer. Espèce protégée au niveau européen.

Flore

Alisier de Fontainebleau

Sorbus latifolia

Abondant en forêt de Fontainebleau, cet arbre est un hybride naturel fixé des Alisiers torminal et blanc. Il se caractérise par la face inférieure blanche et duveteuse des feuilles. Il tolère les sols calcaires, voire rocailleux, et apprécie la chaleur.

Les alises, fruits comestibles et riches en vitamines C, se vendaient encore sur le marché de Fontainebleau après-guerre. Seul arbre protégé en France.

Chêne sessile

Quercus petraea

Espèce sylvicole la plus répandue de France et très commune dans le massif, le chêne sessile est encore appelé chêne rouvre. Le terme sessile (signifiant dépourvu d'attache) est utilisé pour les glands qui sont insérés directement sur le rameau.

Il est de grande taille, 20 à 40 m de haut, et a une longévité de 500 à 1000 ans. En photo, le « Bouquet de la Reine Amélie » est un « acteur » du film Astérix 1.

Fragon faux houx

Ruscus aculeatus

Cette Liliacée est un arbuste vivace qui abonde dans les sous-bois, aime la mi-ombre et supporte le calcaire. Il forme un buisson très dense, haut de 50 cm, avec de nombreux rameaux persistants, rigides et terminés par une épine très pointue.

Ce ne sont pas des feuilles, mais des cladodes qui portent sur la face inférieure des fleurs verdâtres très discrètes, puis des fruits rouges vifs toxiques. 

Humain

Activités sportives

Randonnée, VTT, Equitation

La forêt de Fontainebleau accueille chaque année 4 millions de visiteurs attirés par la richesse des paysages et la qualité de son aménagement pour l'escalade, la randonnée pédestre, cycliste ou équestre, les compétitions équestres internationales sur le site historique du Grand Parquet.

Ces activités requièrent encadrement et sensibilisation pour préserver ce site naturel remarquable.

Carrières

Sables et grès

Le gisement de sables et de grès industriels exploité en Seine-et-Marne appartient à la période Oligocène. Les sables de Fontainebleau, souvent blancs et fins, sont considérés comme faisant partie des meilleurs gisements européens de sables siliceux.

Ils s’étendent de Nemours à Étampes et Dourdan sur 50 km. La Seine-et-Marne est le premier producteur national avec 25 % de la production française.

Exploitation forestière

La forêt est le premier maillon de la filière bois, participe au cycle du carbone. La matière bois est une ressource renouvelable dont l'homme tire parti pour se chauffer, se meubler, pour clotûrer des espaces, produire du papier ou construire des habitations.

Environ 60 000 m3 de bois sont prélévés chaque année sur la forêt domaniale de Fontainebleau qui a une croissance annuelle moyenne de 75 000 m3.

Architecture

Vestiges archéologiques

Les pétroglyphes

Dessins gravés dans le grès, les pétroglyphes bellifontains sont datés du mésolithique (8 000 à 5 000 B.C.). Ce sont des dessins symboliques gravés à l’aide d’un outil sur du grès par un mouvement de va et vient.

Ces gisements de gravures se localisent dans les géodes (cavités de rochers) le long des vallées. On les rencontre dans l'Essonne, la Seine-et-Marne, les Yvelines.

Le cyclop

Le Cyclop est une œuvre impressionnante du 20ème siècle créée par quinze artistes dont le sculpteur Jean Tinguely. Se dressant au cœur même de la forêt, ce monstre mécanique aux dimensions monumentales, 23 mètres de hauteur et 300 tonnes de ferraille, a été construit dans le plus grand des secrets pendant 25 ans, à partir d’éléments de récupération : wagon, monte-charge, essieu...

Aquatique

Paysage

Mares

Une mare est une étendue d'eau de taille variable à renouvellement souvent limité, dont la faible profondeur permet aux plantes de s'enraciner. De formation naturelle ou créée par l'homme, elle constitue un écosystème au fonctionnement complexe à fort potentiel biologique et productivité.

Elle se rencontre au centre de villages, au cœur des forêts, sur les platières de grès ...

Marais

Certains marais sont liés à des cours d'eau : le marais de la haute vallée de l'Essonne, du ru de Rebais, le marais d'Episy (espace naturel sensible ouvert au public)...

D'autres, sont associés à des affleurements de la nappe d'eau souterraine comme le marais de Larchant. Ils sont dits alcalins, car leur substrat contient du calcaire, et abritent une flore et une faune.

Faune

Martin-pêcheur

Alcedo atthis

Ce joyau aux couleurs vives se rencontre au bord des eaux calmes, propres et peu profondes. Dans les berges, il creuse au printemps une galerie pour établir son nid. Il plonge et capture ses proies, dont les restes (arêtes de poisson, carapaces d'insectes) sont retrouvés dans des pelotes de réjection. Il est très sensible aux hivers rigoureux : la glace formée sur les étangs le prive de toute alimentation.

Triton marbré

Triturus marmoratus

Observé dans les mares de platières, cet amphibien de grande taille (12 à 15 cm) se reconnaît à sa peau finement granulée, de teinte verdâtre marbrée de noir sur le dos et les flancs, et à son ventre gris moucheté de noir. La reproduction débute vers mars-avril.

2 à 300 œufs verts clairs sont pondus isolément dans le repli des feuilles de la végétation aquatique. Protégée nationalement.

Couleuvre à collier

Natrix natrix

Inoffensif, ce reptile semi-aquatique fréquente les zones humides et nage avec aisance. Reconnaissable à son collier blanc-jaune, il est souvent de couleur grise avec des tâches noires sur le dos.

D’octobre à mars, il hiberne dans des galeries ou des abris naturels. A la belle saison, il aime se chauffer au soleil et chasse grenouilles, poissons, lézards, petits rongeurs...

Flore

Fougère des marais

Thelypteris palustris

Cette fougère pousse dans un sol humide à l’ombre de grands arbres ou au soleil en bordure d’un étang. Elle peut également se développer sous l'eau. Son besoin en eau limite son habitat.

De feuillage très dense et d'un vert vif, le limbe est solitaire, ovale et en forme de lance. La hauteur de la plante est comprise entre 30 et 60 cm. Espèce protégée.

Utriculaire commune

Utricularia vulgaris

Il existe 180 espèces de plantes carnivores du genre Utriculaire. L'Utriculaire commune est la plus grande et la plus répandue. Observée dans les mares de platière pauvres en azote minéral, elle assimile l’azote organique.

Sur les tiges immergées, à la base des feuilles, s’insèrent des utricules qui aspirent de petits animaux, qui, en frôlant les cils déclencheurs, sont digérés dans une outre.

Potamot

Potamogeton polygonifolius

Les potamots comptent environ 90 espèces. Le Potamot à feuilles de Renouée (en photo) affectionne les eaux oligotrophes (c'est-à-dire pauvres en éléments nutritifs), peu profondes et acides des mares des platières gréseuses.

Cette plante aquatique est longue de 20 à 60 cm avec des feuilles flottantes en forme de lance ou ovale. Sa floraison est observée de juillet à octobre. Espèce protégée.

Humain

Cressonières

Cultures du Cresson de Fontaine

Les cressonnières constituent un élément remarquable du paysage du Gâtinais français. La première s’est implantée à Vayres-sur-Essonne en 1856.

En effet, les vallées de l’Ecole et de l’Essonne offrent les conditions idéales pour cultiver le cresson de fontaine : une eau claire, peu profonde, non acide, à courant lent. Mode de culture à dimension humaine, la majorité du travail se fait manuellement.

Péniches

Au confluent de la Seine et du Loing, Saint-Mammès bénéficie depuis toujours d'une position stratégique. Historiquement connnue pour ses mariniers et la batellerie qui l'anime depuis les 18 et 19ème siècles, le transport fluvial connait aujourd'hui une certaine revitalisation.

Les péniches encore nombreuses aujourd’hui se mêlent à présent aux bateaux de plaisance.

La pêche de loisir

Pour certains c'est un moment de détente, pour d'autres c'est un sport mais pour tous, la pêche est un plaisir à partager entre générations. La préservation des caractéristiques biologiques et physiques des milieux aquatiques est au cœur des préoccupations des pêcheurs : protection des espèces sensibles, lutte contre les pollutions, maintien du débit des rivières et des herbiers...

Architecture

Moulins au fil de l'eau

A tan ou à roue à aube

Les moulins à tan (Ex : Moret sur Loing) servaient pour le tannage végétal appliqué en particulier aux cuirs des bovins. Le tan, du radical gaulois « tann » qui signifie « chêne », est constitué d’écorce de chêne moulue.

Les moulins à roue à aube (ex : Nemours) avaient des applications diverses : du moulin à grain jusqu'aux industries mécaniques.

Aqueduc de la vanne

Depuis le 19ème siècle, cette canalisation de 156 km, communément appelée « eaux de la Vanne », conduit vers Paris l'eau potable prélevée au niveau de sources situées dans l'Yonne et la Seine-et-Marne, jusqu'au réservoir Montsouris.

Le nom de cet aqueduc vient d'une petite rivière, la Vanne, née dans le département de l'Aube à l'ouest de Troyes et qui se jette dans l'Yonne au sud-ouest de Sens.

Lavoirs

La première fonction des lavoirs était l'hygiène. C’est pourquoi, ils étaient construits en aval des rivières pour permettre l’écoulement des eaux usées hors du village. Ils se composaient de deux bassins : un pour le lavage, un pour le rinçage.

Autrefois lieux de vie, les lavoirs sont aujourd’hui souvent voués à la démolition. Néanmoins, certains, uniques dans leur conception, ont été restaurés.

Agricole

Paysage

Pelouses calcaires

Les pelouses calcicoles sont des habitats ouverts et thermophiles ressemblant à des prairies qui se développent exclusivement sur sol calcaire. Elles abritent une diversité faunistique et floristique riche à affinité méridionale.

Issues des activités humaines passées, aujourd'hui les rares pelouses sont les reliques d'anciens pâturages, de carrières oubliées ou de terrains d'exercices militaires.

Maraîchage

Chailly-en-Bière est la principale commune de la région Ile-de-France pour la culture de la salade. La vallée essonnienne abrite la plus grosse production française de cresson.

Le secteur de Milly-la-Forêt abrite des cultures très spécialisées de plantes médicinales ou aromatiques. Mais ces cultures laissent peu à peu la place à la culture céréalière (95% de la surface agricole).

Grandes cultures

Bassin intensif de production sur des sols souvent limoneux, la majeure partie des cultures sont des céréales, comme le blé et le maïs, du colza et des betteraves sucrières.

Les cultures d'éco-matériaux sont également en développement tels que le lin, le miscanthus (ou roseau de chine), mais également les agro-carburants qui tendent à remplacer aujourd'hui les jachères.

Faune

Perdrix grise

Perdix perdix

Oiseau essentiellement terrestre, la perdrix grise est observée dans les plaines découvertes, les champs de céréales et les terrains vagues avec une couverture végétale suffisante et des haies.

Elle se nourrit de feuilles, fruits, baies, bourgeons et graines, mais aussi d'insectes et de vers de terre. Elle niche sur le sol dans une dépression bien cachée dans la végétation. 

Belette

Mustela nivalis

Ce mammifère, le plus petit carnassier d'Europe, a une taille de 20 cm pour une centaine de grammes. Ses ressources énergétiques sont donc très limitées.

La belette doit se nourrir régulièrement, en consommant un tiers de son poids par jour, et passe la majeure partie de sa vie sous terre, à chasser de petits rongeurs dans leurs propres galeries. Elle n'est plus inscrite sur la liste des nuisibles.

Piéride de la rave

Pieris rapae

Répartie dans le monde entier, la famille des Piéridés est assez bien représentée dans nos régions par des espèces dont la couleur, assez claire, varie du blanc au jaune.

Ci-joint, la piéride de la rave demeure très commune dans le bassin parisien et se rencontre de mars jusqu'en automne. Elle est identifiable par le bout des ailes avant noir et une tâche noire sur chaque aile.

Flore

Bleuet des champs

Centaurea cyanus

Le bleuet des champs se rencontre au bord des chemins, dans des prairies, pelouses et champs. C'est une plante annuelle, aux tiges vert-grisâtre et veloutées, aux feuilles en forme de lance et aux fleurs bleues.

Autrefois commune dans les moissons, cette plante messicole devient de plus en plus rare en raison des méthodes modernes de culture. En France, il symbolise l'armistice du 11 nov 1918.

Alouette royale

Consolida regalis

Cette Renonculacée, légèrement vénéneuse, se rencontre dans les cultures et les friches sur sol de préférence calcaire. Comme toutes les fleurs des champs, elle se raréfie.

Annuelle, elle fleurie de juin à octobre et donne des fleurs bleues-violettes caractérisées par un long éperon. Elles sont pollinisées par les bourdons et les papillons. Mélangé à l’alun, le jus de ces fleurs donne une encre bleue.

Chicorée sauvage

Cichorium intybus

Cette Astéracée appelée escourbette, cheveux de paysan, barbe de capucin ou herbe à café, est indigène en Europe, Inde et Égypte. Vivace atteignant un mètre de haut, elle s’installe au bord des chemins, dans les champs...

De juillet à octobre, des fleurs d’un bleu clair éclatant s’ouvrent avec le jour et se ferment en fin d’après-midi. Elle est à l'origine des chicorées à café et des endives.

Humain

Le coquelicot de Nemours

Une confiserie…

A Nemours, vers 1850, une confiserie fut créée à partir des pétales de coquelicots. La tradition demeure jusqu'en 1930. En 1996, une chocolaterie recrée l'arôme à base de coquelicot sauvage et dépose la marque « Les coquelicots de Nemours ».

Elle redonne ainsi à la ville sa spécialité. Depuis, de nombreux produits ont vu le jour tels que liqueur, sirop, confit de pétales au parfum « coquelicot ».

Apiculture

La biodiversité et la richesse de nos productions fruitières et maraîchères dépendent des abeilles. Près de 80% des fruits et légumes que nous consommons ne peuvent être pollinisés que par elles.

Albert Einstein disait déjà : « Lorsque l'abeille disparaîtra, il ne restera plus que quatre ans à vivre à l'homme ». Le métier d'apiculteur est donc essentiel, il contribue à la conservation de l'espèce.

Filière équine

Entre tradition et innovation

Le milieu urbain voit revenir le cheval pour de nouvelles missions : entretien des espaces, collecte du tri sélectif, surveillance et prévention, sports et loisirs...

Les 2 hippodromes, 3 000 chevaux, 6 000 cavaliers et près de 90 entreprises transversales confèrent à Fontainebleau un contexte local particulier porteur d’enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

Architecture

Corps de ferme

La majorité des bâtiments agricoles des grandes fermes date du 19ème, alors que les origines de ces fermes remontent souvent au Moyen-Age.

Si l’emprise de la ferme, enclos ou cour, est relativement stable dans le temps, les bâtiments qui la composent ont pu être reconstruits, transformés ou déplacés. Néanmoins un tracé en rectangle caractérise souvent les corps des bâtiments.

Manège Senarmont

Construit en 1807 sous le règne de Napoléon 1er, ce bâtiment classé est doté d'une charpente en châtaigner qui compte une centaine de fermes assemblées par plus de 31 000 mortaises (procédé Philippe Delorme).

Ce manège et les bâtiments alentours, qui abritèrent les maisons militaires des rois de France, accueillent aujourd'hui le Centre sportif d'équitation militaire.

Urbain

Paysage

Villes

Avec 5 communes de plus de 10 000 habitants (Dammarie-lès-Lys, Fontainebleau, Avon, Nemours et St-Fargeau-Ponthierry), notre réserve de biosphère est la plus urbanisée des réserves françaises.

De nombreuses communes sont situées entre la lisière forestière et la Seine. Leur développement économique et social est fortement lié aux contraintes de conservation de ces milieux naturels. 

Villages

Les villages sont surtout localisés dans les vallées qui constituaient des axes de transport de marchandise. Avec le développement de l'agriculture, ces ensembles bâtis ont su garder leur caractère rural et leur compacité.

Malgré les extensions urbaines contemporaines, une belle unité autour du grès est retrouvée au cœur de villages où il est largement présent dans le bâti traditionnel.

Faune

Effraie des clochers

Tyto alba

Nocturne et sédentaire, la « dame blanche » niche le jour dans les clochers, des greniers, des hangars … et chasse la nuit. Elle se nourrit de petits rongeurs, de batraciens et d'insectes.

Elle se distingue par son disque facial blanchâtre en forme de cœur et son dos brun orangé et gris, avec de petites tâches blanches. La fermeture des clochers, pour éloigner les pigeons, menace l’effraie des clochers.

Hirondelle rustique

Hirundo rustica

L'hirondelle est une acrobate hors pair, tantôt planant, tantôt agitant vivement ses ailes. Sa vitesse de vol est de 60km/h, mais en chasse elle peut atteindre les 100 km/h.

Si les villages sont privilégiés, il lui arrive de nicher en ville et elle peut choisir des garages, caves, corniches, dessous de ponts pour bâtir son nid. Actuellement, la destruction des nids en ville fragilisent les populations.

Pipistrelle commune

Pipistrellus pipistrellus

Cette chauve-souris est un petit mammifère insectivore pouvant consommer 40% de son poids en insectes par nuit. D'une envergure de 18 à 23 cm, elle pèse de 4 à 8 g : une enveloppe de 20 g peut contenir de 3 à 4 pipistrelles.

Elle est présente dans toute l'Ile-de-France et s'accommode de constructions en béton, greniers, les derrières des volets ... Toutes les chauves-souris sont protégées en France.

Flore

Ortie dioïque

Urtica dioica

En France, 4 espèces sont rencontrées. Ces urticacées constituent un refuge pour de nombreux insectes tels que papillons et punaises. Les poils urticants contiennent de l'acide formique, de l'histamine, de l'acétylcholine et de la sérotonine.

C’est une plante médicinale reconnue des plus utiles et efficaces : les feuilles sont utilisées comme toniques, dépuratifs, diurétiques, anti-inflammatoires.

Lierre commun

Hedera helix

Cette liane arborescente et ligneuse a des feuilles persistantes et des fleurs réunies en ombelle. Elle peut atteindre 20 m de haut et devenir plusieurs fois centenaire. Ce n’est pas une plante parasite : à l'aide de crampons, elle rampe sur le sol et grimpe le long des murs, des arbres...

Elle constitue un véritable refuge et garde-manger (nectar des fleurs, baies…) pour l'entomofaune et les oiseaux.

Cymbalaire des murailles

Cymbalaria muralis

Cette plante, également appelée Ruine-de-Rome ou linaire cymbalaire, est très communément observée sur les murs, dans les vieilles murailles, entre les pierres disjointes, dans les rochers.

Elle apprécie un peu d'ombre et de l'humidité. Constituée en touffe rampante et pendante, elle a de petites fleurs lilas à gorge jaune avec un long éperon recourbé. Elle fleurit d'avril à octobre.

Humain

Traitement des eaux

Dans la réserve de biosphère, le réseau d'assainissement des eaux usées et pluviales compte 38 stations d’épuration communales, dont 10 sur l'Essonne. Pour les assainissements collectifs de petite dimension, le lagunage est également utilisé comme à Episy.

Ce dispositif naturel se base sur la filtration et la dégradation des polluants par des micro-organismes et des plantes aquatiques.

Ecopole de Sénart

Site pilote pour le développement d'éco-activités, situé à proximité de la zone de transition de la Réserve de biosphère, il présente un projet d'exemplarité à transférer : performance énergétique, intégration paysagère, gestion des effluents industriels, traitement des eaux pluviales, tri des déchets, gestion différenciée des espaces verts, mutualisation de moyens et de services...

Verrerie d'art

L'Ile-de-France fut une grande région du verre. La verrerie de Soisy-sur-Ecole ouverte en 1978 et située dans le Parc naturel régional du Gâtinais français fait ainsi revivre cette tradition.

Le sable de Fontainebleau, dont la pureté est célèbre, y est toujours utilisé. Lieu de culture, les visiteurs suivent les différentes étapes de fabrication du verre artisanal et peuvent acheter les créations locales.

Architecture

Château de Fontainebleau

Appelé « maison des siècles », il fut la demeure des rois de France de François Ier à Napoléon III. Inventaire des styles, il abrite de magnifiques collections de peintures, mobilier, costumes et les superbes chinoiseries de l'impératrice Eugénie.

Les décorateurs sont Le Primatice, Le Rosso et Da Vinci. Depuis 1981, le château et le parc sont classés au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Place de marché

Halle de Milly la Forêt

Il y plus de 500 ans en Ile-de-France, région agricole très riche, les halles étaient destinées à favoriser d'importants échanges commerciaux.

Construite en 1479, en bois de chêne et de châtaignier, la halle de Milly-la-Forêt, classée Monument historique depuis 1923, est un remarquable ouvrage du 15ème siècle : 46 m de long, 16 m de large, 13 m de haut pour une surface totale de 730 m2.

Église de Soisy-sur-Ecole

Les rues étroites de Soisy-sur-École sont sinueuses et bordées de maisons de grès. L'Eglise Saint-Aignan coiffée de son clocher carré à deux étages comprend un chœur du 12ème, une nef du 15ème et 16ème siècles.

Restaurée dans les années 1980, ses  vitraux aux couleurs chaudes rendent le lieu chaleureux et spirituel.


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